Le Premier ministre italien Meloni demande réparation pour de fausses vidéos pornographiques


NEW DELHI : La Première ministre italienne Giorgia Meloni réclame plus de 100 000 $ de dommages et intérêts dans le cadre d'une affaire affaire de diffamation contre deux hommes accusés d'avoir créé vidéos pornographiques deepfakes d'elle, qui a été vue des millions de fois en ligne, comme l'ont rapporté plusieurs médias mercredi.
Les accusés, un homme de 40 ans et son père de 73 ans, font face à des accusations de diffamation pour avoir superposé le visage de Meloni sur le corps de quelqu'un d'autre et partagé les vidéos sur un site de contenu pour adultes aux États-Unis. Les vidéos deepfake, mises en ligne avant Meloni devenu Premier ministre en 2022, sont au centre de la bataille juridique, comme le rapporte la BBC.
L'avocat de Meloni a déclaré que dommages et intérêts demandésenviron 108 500 $, sont « symboliques » et soutiendraient femmes victimes de maltraitance si l'affaire est gagnée. L'enquête sur cette affaire a débuté en 2020, avec certaines affaires de diffamation en Italie passibles d'emprisonnement. Dans sa plainte, Meloni vise à encourager toutes les femmes confrontées à de tels abus à se manifester sans crainte.
La prévalence des contenus pornographiques deepfakes en ligne est stupéfiante, 96 % de ces contenus étant de nature sexuelle, comme le rapporte le Guardian. Des célébrités comme Emma Watson, Scarlett Johansson, Kristen Bell, Natalie Portman, Gal Gadot, Michelle Obama et Kate Middleton ont toutes été victimes de manipulation de leurs images dans des vidéos pornographiques et de partage en ligne. Ces cas mettent en évidence la préoccupation croissante concernant l’utilisation abusive de la technologie pour exploiter les individus.
La bataille juridique lancée par le Premier ministre italien Meloni met en lumière la nécessité de lutter contre la propagation des contenus deepfakes. Cette affaire rappelle l’importance de protéger les individus contre de tels actes malveillants et l’importance de demander justice face aux abus technologiques.



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