Un champignon pathogène vieux de 407 millions d’années dévoilé au Musée d’histoire naturelle


Lors d’une découverte révolutionnaire au Musée d’Histoire Naturelle de Londres, des chercheurs ont mis au jour un fossile de champignon vieux de 407 millions d’années, Potteromyces astéroxylicoladu Rhynie Chert à Écosse. Cet ancien microbe, rendant hommage à la célèbre mycologue Beatrix Potter, est la plus ancienne preuve que des champignons provoquent des maladies.
Potteromyces asteroxylicola a été découvert en train d’infecter l’ancienne plante Asteroxylon mackiei, démontrant une interaction prédateur-proie survenue alors que la plante était vivante. Christine Strullu-Derrien, auteur principal de l’étude et associée scientifique au Muséum d’histoire naturelle, explique que même si d’autres parasites fongiques ont été découverts dans la région, il s’agit du premier cas de maladie chez une plante.
Les structures reproductrices uniques des Potteromyces, connues sous le nom de conidiophores, se distinguaient par leur forme et leur formation inhabituelles, ce qui a conduit à leur désignation comme nouvelle espèce. Un deuxième spécimen, découvert dans les collections du Musées nationaux d’Écosse, a encore consolidé sa place comme l’un des plus anciens ancêtres des champignons pathogènes.
L’héritage de Beatrix Potter en tant que passionnée de mycologie et illustratrice scientifique ajoute une couche supplémentaire d’importance à cette découverte. Les résultats, publiés dans Communications naturellesfournissent non seulement un aperçu de l’évolution des principaux groupes fongiques, mais rendent également hommage au dévouement de Potter au monde des champignons.
Le Dr Strullu-Derrien souligne le potentiel de Potteromyces pour percer des secrets sur l’évolution fongique, en soulignant l’importance des progrès technologiques comme la microscopie confocale. L’exploration en cours du Rhynie Chert par le Musée d’histoire naturelle continue de révéler des trésors cachés, Potteromyces étant un témoignage de la richesse des connaissances à découvrir.
Cet ancien pathogène fongique constitue un écho fascinant du passé, mettant en lumière les interactions complexes de la vie sur Terre et ajoutant un nouveau chapitre à l’héritage de Beatrix Potter et à ses contributions à la mycologie.



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