L’infrastructure sanitaire de Gaza est au point de rupture au milieu d’intenses frappes aériennes


Israël a intensifié ses bombardements nocturnes dans le sud de Gaza, où les responsables ont déclaré qu’un nombre record de 750 Palestiniens avaient été tués en 24 heures, alors que la violence éclatait ailleurs en Asie occidentale et qu’une confrontation se profilait mercredi à l’ONU sur l’aide désespérément nécessaire. Le bilan des morts palestiniens dépasse désormais les 6 500, a annoncé mercredi le ministère de la Santé de Gaza.
La colère palestinienne face au bilan a été encore attisée par un sentiment de trahison, car nombre de ceux qui ont répondu à l’appel d’Israël à se déplacer vers le sud sont également tués. L’armée israélienne affirme que le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007, s’est retranché parmi les population civile partout. Israël a déclaré que ses dernières frappes avaient éliminé davantage de membres du Hamas, notamment le chef du bataillon du groupe islamiste pour Khan Younis, Tayseer Bebasher. Il indique que des tunnels du Hamas, des centres de commandement, des caches d’armes et des positions de lancement de roquettes ont été visés, ainsi qu’une cellule de plongeurs du Hamas tentant d’infiltrer Israël par la mer à proximité. Kibboutz Zikim.

L’ONU a averti mercredi que sans plus de carburant, elle réduirait bientôt considérablement les opérations de secours. L’UNRWA, l’agence des Nations Unies qui vient en aide aux Palestiniens, a désespérément besoin de carburant pour faire fonctionner près de 150 abris où 600 000 Palestiniens déplacés ont cherché refuge, ainsi que des cliniques de soins de santé, a déclaré Juliette Touma, sa porte-parole. « Les prochaines 24 heures vont être critiques » Touma dit. « Après cela, nous devrons commencer à choisir où envoyer l’aide et à quelle fréquence. » L’OMS a déclaré que 12 des 35 hôpitaux de Gaza ne fonctionnaient pas et que sept hôpitaux majeurs étaient largement en surcapacité, mettant en danger la sécurité des patients. Les États-Unis et la Russie sont à la tête des appels rivaux à l’ONU en faveur d’une pause dans les combats. Dans les propositions que le Conseil de sécurité de l’ONU devait examiner mercredi, les États-Unis recherchent de courtes pauses pour permettre l’arrivée de l’aide tandis que la Russie préconise un cessez-le-feu plus large. Israël a résisté aux deux, arguant que le Hamas ne ferait qu’en profiter.



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