Des banderoles protestant contre Roman Polanski et les films de Woody Allen apparaissent à Venise


« L’île des violeurs », « Pas de Lion d’or pour les prédateurs », « Cinéma sexiste/réponse féministe », lisaient dimanche les banderoles affichées sur le Lido près de la Mostra de Venise, une protestation anonyme contre l’inclusion par la 80e Biennale de films de des réalisateurs controversés Roman Polanski et Woody Allen. Le nouveau film de Polanski, Le palais, créé hier soir à Venise. La langue française d’Allen Coup de Chance aura sa première mondiale ici lundi.

La série de banderoles rédigées en italien, français et anglais, accusant entre autres la Mostra de Venise d’héberger des « violeurs », est apparue dimanche matin sur le Lido, aux Jardins de la Biennale et au rond-point Santa Maria Elisabetta, l’une des principales artères du festival. Ils ont été réalisés avec la même technique : Lettres individuelles, une feuille de papier par lettre, collées au mur ou au sol, en gros caractères noirs. On ne sait pas encore qui les a fabriqués.

La police, contactée par THR Rome, ont déclaré qu’ils enquêtaient pour tenter de découvrir qui était derrière la manifestation. Ils n’ont pas révélé s’ils portaient des accusations spécifiques contre les manifestants.

Les slogans de protestation font référence à Polanski (« Polanski Wanted ») et à Woody Allen : « Coup de Chance : la justice ne fait pas son travail ».

On accuse le festival d’avoir « 80 ans de retard », en référence au 80e anniversaire de la Biennale cette année. Un autre pose la question : « Le Lion d’Or reviendra-t-il à un violeur ? faisant référence à Polanski Le palaisqui est en lice pour le premier prix du festival (Allen’s Coup de Chance est à court de compétition à Venise).

A en juger par l’accueil critique suscité par le dernier film de Polanski, il y a peu de chances que le cinéaste de 90 ans remporte beaucoup de succès au Lido. Le journaliste hollywoodienLe critique de a fustigé Le palaisappelant le film « La pire chose [Polanski has] jamais fait. » La réaction du public a également été tiède, avec seulement des applaudissements polis pour saluer la première du gala samedi soir.

Polanski, qui a reconnu le viol d’une jeune fille de 13 ans en 1977 et est toujours en fuite devant la justice américaine, ne s’est pas rendu à Venise. Allen, cependant, est en ville et devrait assister à la conférence de presse de Coup de Chance, et la première de gala du film, lundi. Le réalisateur de Manhattan, Annie Hall et Blue Jasmine a été accusé par sa fille adoptive Dylan Farrow de l’avoir agressée sexuellement en 1992 alors qu’elle avait 7 ans, des accusations qu’il a toujours niées.

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