Rapport : La reconnaissance faciale alimente « l’apartheid automatisé » en Israël


Israël compte de plus en plus sur la reconnaissance faciale en Cisjordanie occupée pour suivre Palestiniens et restreindre leur passage par les points de contrôle clés, selon un nouveau rapport, signe de la façon dont surveillance alimentée par l’intelligence artificielle peut être utilisé contre un groupe ethnique. Aux postes de contrôle hautement clôturés d’Hébron, des Palestiniens se tiennent devant caméras de reconnaissance faciale avant d’être autorisé à traverser. Au fur et à mesure que leurs visages sont scannés, le logiciel – connu sous le nom de Red Wolf – utilise un système de code couleur vert, jaune et rouge pour indiquer aux soldats s’il faut laisser partir la personne, l’arrêter pour l’interroger ou l’arrêter, selon le rapport de Amnesty International. Lorsque la technologie ne parvient pas à identifier quelqu’un, les soldats entraînent le système en ajoutant leurs informations personnelles à la base de données.
Israël a restreint la liberté de mouvement des Palestiniens, mais les avancées technologiques donnent aux autorités de nouveaux outils puissants. C’est le dernier exemple de la propagation mondiale des systèmes de surveillance de masse, qui s’appuient sur l’IA pour apprendre à identifier les visages des personnes sur la base de grands magasins d’images.
À Hébron et à Jérusalem-Est, la technologie se concentre presque entièrement sur les Palestiniens, selon le rapport d’Amnesty, marquant une nouvelle façon d’automatiser le contrôle des frontières intérieures qui séparent la vie des Palestiniens et des Israéliens. Amnesty a qualifié le processus d' »apartheid automatisé ». Israël a fermement nié qu’il exploite un régime d’apartheid. Les Forces de défense israéliennes ont déclaré dans un communiqué qu’elles menaient « les opérations de sécurité et de renseignement nécessaires, tout en faisant des efforts significatifs pour minimiser les dommages aux activités de routine de la population palestinienne ».
En Chine, des entreprises ont créé des algorithmes qui cherchaient à identifier les minorités lorsqu’elles passaient devant les caméras omniprésentes du pays. L’utilisation par Israël de la reconnaissance faciale aux points de contrôle s’appuie sur d’autres systèmes de surveillance déployés ces dernières années.



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