Il était une foisla diversité dans l’Ouest


CRITIQUE – Ce western, premier film du musicien Jeymes Samuel, fait se croiser bandits et justiciers noirs dans un déluge de sang et de tubes hip-hop. Un dépoussiérage impétueux mais imparfait, servi par des pointures: Idris Elba, Regina King, Jonathan Majors.

Après la guerre de Sécession, un tiers des cow-boys qui gardaient les troupeaux étaient d’anciens esclaves et leurs descendants rêvaient d’une vie meilleure. Une réalité démographique peu apparente dans les westerns classiques. «Dans ces films que j’ai adorés et vus en boucle enfant, les femmes, les Noirs, les Chinois sont présentés comme soumis, invisibles, et ils passent au second plan», dénonce Jeymes Samuel. Le musicien britannique, petit frère du chanteur Seal, dynamite cet horizon étroit dans Plus ils tombent qui fait se croiser sur Netflix bandits et justiciers noirs dans un déluge de balles et de tubes hip-hop.

Cette approche militante s’attirera sans doute un procès en wokisme. Toutefois, malgré un scénario alambiqué qui multiplie les quêtes intermédiaires, son énergie décomplexée mérite plus que des polémiques autour de la diversité. Elle dépoussière avec une belle sauvagerie les codes du western. Jeymes Samuel, dont c’est le premier long-métrage, tient la bride courte à ses

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