Georg Baselitz, un géant de la peinture venu d’un futur très ancien


LA CRITIQUE – Le centre Pompidou captive et émeut avec une exposition réussie.

D’emblée, la force de Baselitz vous frappe au visage. Comme Tête-G, cet autoportrait sous forme d’un être extraterrestre, dont le titre renvoie implicitement à l’exposition dite d’«art dégénéré», en 1937. L’artiste est un alien, son cerveau guide sa main, façonne son monde, qui ne ressemble qu’à lui. La douceur du rose qui fait le fond du grand tableau souligne la pâleur bleutée du visage difforme et enfantin, innocent, en somme, comme le nouveau-né.

Le chemin vers la peinture de Georg Baselitz, une stature de colosse et des yeux myosotis, vous est ouvert. Il est proprement habité, comme le magicien des terres rudes, l’arpenteur des forêts désertes où les arbres, les chênes symboliques de la nation que Hitler offrit en cadeau aux JO de Berlin de 1936, sont témoins de la chute des «Héros». La Grande Nuit foutue, son tableau coup-de-poing qui fit scandale à Berlin-Ouest en 1963, raconte cette histoire défaite. Mais impose aussi le tempérament d’un artiste que rien ne semble contraindre.

Finale aux points

Sans

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