L’union sacrée des musées en hommage à Christian Boltanski


NOUS Y ÉTIONS – Le Château de Versailles, le Louvre et le Centre Pompidou mettent à l’honneur ensemble l’artiste disparu le 14 juillet dernier à 76 ans.

En juillet, disparaissait brutalement Christian Boltanski à 76 ans, laissant le monde de l’art interdit devant l’absence soudaine de l’un des ténors de la scène française. Christian Boltanski, ce fut une œuvre pleine d’ombres et un artiste plein de vie, une figure de tous les événements de l’art où son humour et sa gaieté étaient de joyeux signaux. Pas de cérémonie officielle ni d’effusions publiques pour ce grand pudique qui avait la mort en horreur. Après des funérailles en toute intimité, ses cendres doivent être, selon ses vœux, dispersées à Teshima, l’île à côté de Naoshima dans la mer intérieure de Seto au Japon. Là, où, depuis 2008, une humble petite maison de bois goudronné de noir abrite ses Archives du cœur. Le Covid n’a pas encore permis ce geste d’adieu.

Les musées réparent ce manque à leur façon, en s’unissant pour rendre hommage à l’artiste à travers ses œuvres, crépusculaires, intimes, universelles et déchirantes, jusque dans des lieux où elles y étaient fort étrangères. Une

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