Goya côté glamour et côté misère


VU D’AILLEURS – Succès annoncé pour la Fondation Beyeler qui livre l’exposition de la redécouverte d’un maître pas si classique à travers quelque 170 œuvres venues à Riehen de partout dans le monde.

Par Florence Millioud Henriques (la Tribune de Genève).

Goya? Le peintre à voir en ce moment en Suisse dans l’exposition-événement signée par la Fondation Beyeler, on le range volontiers parmi ces classiques indéboulonnables de l’histoire de l’art que l’on croise révérencieusement dans les grands musées du monde. Sur ses terres, en Espagne, l’artiste qui se dédouble, sans schizophrénie aucune, à la fois portraitiste des puissants et peintre des vils, des fous et autres anonymes, s’est encore taillé une statue très glamour qui récompense les stars du 7e art en équivalent des César ou des Oscar.

Qu’en penserait le peintre de deux tranches de saumon qui se prennent pour des majestés sur toile, le témoin des fous errant dans leur asile, l’observateur des coquettes qui vendent leurs charmes au balcon? Sans doute y verrait-il une proximité avec cet art de lire son propre temps, une même sensibilité!

L’artiste (1746-1828) a laissé l’image d’un révolutionnaire de la pensée picturale mais, en observateur

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