la partie d’échecs d’Isaac Asimov


CRITIQUE – Réputé inadaptable, le recueil culte de nouvelles SF de l’écrivain se transforme en une fresque galactique sur le temps, façon Game of Thrones.

Hasard du calendrier, arrivent avec maestria sur nos écrans deux œuvres emblématiques de la science-fiction, restées longtemps rétives à l’adaptation, nourries par le souvenir des totalitarismes et de la guerre froide, Duneadapté au cinéma par Denis Villeneuve et Fondation transposé en dix épisodes pour Apple TV + par David S. Goyer. Ayant fait ses armes sur la trilogie de Nolan, Le Chevalier Noir et Superman l’Homme d’acier, le scénariste et producteur a su rassembler les nouvelles d’Isaac Asimov, tout en se permettant des pas de côté face au texte originel payants qui font oublier certains méandres.

S’inspirant de la chute de l’empire romain, Fondation dépeint un régime galactique sur lequel règne une dynastie d’empereurs clonés, les Cléon (le plus trépidant ajout de Goyer). Cette monarchie fonctionne en triumvirat. Trois incarnations du même souverain: la première juvénile, la seconde dans la force de l’âge (Lee Pace du Hobbit en despote quasi-divin, épicurien et sanguinaire), et la troisième

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 68% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*