Prix du roman Fnac: découvrez les quatre finalistes


Le jury a resserré sa première sélection autour de quatre noms. Le lauréat sera connu le 6 septembre.

Le 15 juillet dernier, le jury du prix du roman Fnac, composé de 400 libraires et 400 adhérents, annonçait, après deux mois de lectures assidues, avoir retenu non pas trente mais trente-deux titres de la rentrée littéraire. Une exception à la tradition. Il dévoile aujourd’hui son carré final.

Quatre noms figurent donc dans cette deuxième sélection: Blues de Milwaukee (Sabine Wespieser), de Louis-Philippe Dalembert, Le Fils de l’homme (Gallimard), de Jean-Baptiste Del Amo, S’il n’en reste qu’une (Grasset), par Patrice Franceschi et Où vivaient les gens heureux (Philippe Rey), de Joyce Maynard, seul auteur étranger encore en lice.

Trois de ces romans ont été chroniqués par Le Figaro Littéraire. Dans le numéro du 26 août, l’académicien Patrick Grainville a eu des mots élogieux pour parler du Fils de l’homme de Jean-Baptiste Del Amo : «Les scènes magnifiques sont nombreuses comme le bain de rivière de la mère et du fils ou la complicité du père et du rejeton sur une piste d’autos-tamponneuses. Brèves éclaircies dans une masse de ténèbres et de peurs poisseuses à couper au couteau.»

Mohammed Aïssaoui a parlé de Blues de Milwaukee de Louis-Philippe Dalembert en ces termes: «C’est toute la force de ce roman: sa profondeur, son inventivité, sa nécessité. Ici, pas de manichéisme ni de naïveté, l’auteur s’emploie à fouiller dans le passé qui ronge le présent, dans les bégaiements de l’histoire.»

Enfin, Laurence Caracalla a écrit à propos d’Où vivaient les gens heureux Joyce Maynard: «Elle nous emporte dans 40 ans de la vie d’une femme qui a tout eu et qui perd tout. Mais loin de sombrer dans un pessimisme racoleur, elle brosse le portrait d’une héroïne tout en nuances, ses hauts et ses bas, sa générosité absolue et ses quelques impairs, son besoin presque obsessionnel de bien faire.»

Rappelons que depuis la création du prix du roman Fnac en 2002, trois romanciers non francophones ont pu prétendre à la fameuse récompense. En 2020, c’est l’américaine Tiffany McDaniel qui l’a obtenu avec Betty (Gallmeister), traduit par François Happe. En sera-t-il de même cette année? Réponse le 6 septembre.

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