Geneviève Asse, peintre qui donnait ses bleus aux horizons, est décédée à 98 ans


DISPARITION – Amie de Samuel Beckett, de Nicolas de Staël et de Serge Poliakoff, ses œuvres illuminent les grandes collections nationales et les murs de l’Élysée.

Né le 24 janvier 1923 à Vannes (Morbihan), Geneviève Asse est décédée à Paris, à l’Institution nationale des Invalides, le 11 août 2021, à l’âge de 98 ans. La peinture était sa vie. Dans son refuge de l’Île-aux-Moines, chez elle à Paris, sur son autre île, l’île Saint-Louis – elle habitait quai d’Orléans – elle n’a jamais cessé de dessiner, de peindre, de graver, d’observer les variations de la lumière, les ciels, les horizons… Ses tableaux où dominent les bleus, avec parfois une note rouge ou une ligne blanche, sont-ils abstraits ? Les rapprocher des noirs de Soulages est une facilité trompeuse. Ils naissent de la nature, de l’observation des vents et des rochers, pourtant ils ne «représentent» rien – si l’on excepte les essais des premières années.

Dans l’exposition que lui a consacrée le Centre Pompidou, ses œuvres semblaient des stèles mégalithiques, des monuments qui, vus ensemble, composent un monde qui ne renvoie qu’à lui-même, de vibrantes élévations. Pour entendre le langage

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