Les Intranquilles: un froid bipolaire


CRITIQUE – Le long métrage du belge Joachim Lafosse relate les relations familiales d’un homme bipolaire avec sa femme et son fils.

Ça va mieux. Du moins, il semblerait. Damien est bipolaire: on dit ça comme ça. S’il ne prend pas ses médicaments, ce peintre ne tourne pas rond. Alors ses nuits sont blanches. Il va dans le garage réparer un vieux solex. Sa femme Leila connaît la chanson. Il faut qu’elle l’aime, son Damien, avec ses sautes d’humeur, ses mensonges. Il est intenable, recrache ses cachets en douce. Quel enfant! Il en joue. Ça n’est pas sa faute.

Dans cette grande maison, l’ennui est interdit de séjour. Avec lui, l’imprévu appartient au quotidien. Il dévalise la boulangerie du village et apporte des tonnes de cupcakes dans la classe de son fils. Il a beau lui avoir appris à n’avoir honte de rien, le gamin rougit jusqu’à la racine des cheveux.

Une histoire d’amour en zigzag

Même s’il vous laisse conduire tout seul un hors-bord, ça n’est pas drôle à cet âge-là d’avoir un père qui veut à tout prix emmener ses amis faire du catamaran, qui plonge tout habillé dans l’étang. Les copains du gamin ouvrent des yeux étonnés. Ils sont plus adultes que

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 53% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ pendant 2 mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*