Tout s’est bien passé, mortel combat


CRITIQUE – Un homme d’affaires diminué par la maladie demande à ses filles de l’aider à mourir. François Ozon porte à l’écran le récit d’Emmanuèle Bernheim avec Sophie marceau, géraldine Pailhas et André Dussollier, impériaux.

Envoyé spécial à Cannes

Adios. Basta. Finito. Sa décision est prise. Après un AVC, ce patriarche en a assez. À 85 ans, il a déjà eu un pontage, ce qui le conforte dans l’idée que son cœur est solide comme tout. Il se réveille et a du mal à parler. Qu’est-ce qu’il fabrique dans cet hôpital? La nuque enfoncée dans l’oreiller, il marmonne. Sa bouche se tord. Autour du lit, ses deux filles tendent l’oreille.

Qu’est-ce que tu dis, papa? Elles vont en entendre de belles. Elles ont beau être habituées, quand il annonce son choix d’en finir dans la dignité, elles tombent de haut. Dans sa blouse de l’Assistance publique, ce collectionneur d’art ne se laisse pas marcher sur les pieds. C’est comme ça, pas autrement.

Dans sa parka froissée, Sophie Marceau n’arrive plus à écrire. Même si elle se rend dans la maison de Bretagne, l’inspiration n’est plus au rendez-vous. Géraldine Pailhas, méconnaissable derrière ses grosses lunettes, soupire, tempête. André Dussollier les rudoie. On sent qu’avoir grandi

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