Seize printemps de Suzanne Lindon, bonjour tendresse


CRITIQUE – Le premier film de la fille de Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, devant et derrière la caméra, met en scène une adolescente qui s’éprend d’un trentenaire. Léger et gracieux comme une œuvre de Sagan.

Tiens, une jeune fille. Valery Larbaud aurait pu dire ça s’il avait habité Montmartre et était tombé sur l’héroïne de Seize printemps. Suzanne sait que l’adolescence est cette période où personne ne vous ressemble assez pour vous comprendre. Il y a les parents, oui, qui sont épatants, les petits déjeuners qu’on avale avec eux avant de filer en classe. Il y a les copines, bien sûr. Ce sont toutes les mêmes.

Au café, Suzanne pense à autre chose devant son Coca. Les garçons de son lycée? Qu’on ne lui en parle pas. Vous les avez vus, ces ballots, rouler des mécaniques dans les soirées, se tortiller dans des lumières rouges, une canette à la main? Le hasard est un malin. Grâce à lui, elle pousse la porte du Théâtre de l’Atelier. On y répète une pièce intitulée Les Acteurs de bonne foi. Marivaux n’est pas là pour rien. Il éclaire le propos.

La gamine repère le comédien principal. Elle hésite. À juste titre: il est plus âgé qu’elle. Sinon, tout lui plaît chez lui. Il a la barbe des bobos, une cravate

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