Balloon, une Fable tibétaine gonflée


Pema Tseden écorne la politique de l’enfant unique en livrant de beaux portraits de femmes.

Dès les premières images de Balloon, on est saisi par une malicieuse étrangeté. C’est à hauteur d’enfants que l’on pénètre au cœur de cette fable tibétaine signée par le cinéaste sino-tibétain Pema Tseden. Deux garnements regardent le monde qui les entoure à travers l’image déformée – et presque comique – d’un drôle de ballon gonflé. Sur l’écran, on perçoit surtout le grain neigeux et flouté sur les bords, qui empêche d’admirer un paysage qu’on pressent majestueux.

Les deux frères observent leur grand-père ravauder une peau de bête, tandis que leur père débarque à moto, en slalomant entre les talus de cette immense plaine tibétaine. On ne tarde pas à comprendre que ces chahuteurs ont chapardé sous l’oreiller de leur mère des préservatifs qu’ils ont pris pour des ballons. Drolkar et son mari élèvent ici trois fils et leurs brebis. Pour s’adapter à la politique de l’enfant unique imposée par Pékin, le couple tente de s’initier à la contraception. Dans cette communauté traditionnelle où la

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