Lille, Galtier encensé par Batlles et Bergeroo


En passe de réaliser un immense exploit en étant sacré champion de France, Christophe Galtier a été encensé par ses homologues français.

Après avoir ramené l’AS Saint-Etienne sur la scène européenne, Christophe Galtier est en passe de ramener à nouveau le LOSC au sommet du football français. Après le match nul du PSG face au Stade Rennais, Lille compte trois points d’avance en tête du classement à deux journées de la fin. Le travail de Christophe Galtier est enfin reconnu à sa juste valeur, lui qui officie au plus haut niveau depuis onze ans. Dans les colonnes de France Football, plusieurs entraîneurs français ont dressé le portrait de Christophe Galtier, à commencer par Philippe Bergeroo qui l’a connu lors de sa formation pour devenir entraîneur.

Lille – Galtier : « Le scénario nous a été très favorable »

« Je lui ai fait passer son DEPF (diplôme d’entraîneur de football) avec le regretté Francis Smerecki. Il nous avait marqués. C’était un candidat avec déjà beaucoup de maturité, de maîtrise, d’expérience. Il avait fait pas mal de stages à l’étranger et était longtemps resté adjoint. Il était donc préparé. Je me souviens qu’on lui présentait les thèmes les plus difficile à gérer dans une préparation de match et il s’en sortait toujours. Il pue le football ! », a analysé l’ancien gardien du LOSC.

« Parfois, en pleine séance, on lui disait qu’il avait l’un de ses joueurs expulsés. Il lui fallait donc gérer cette nouvelle situation. Ou bien on lui disait : “Il te reste dix minutes, tu es à 0-0, que faut-il faire pour gagner ? » Ça ne le perturbait jamais. Il était vraiment très, très costaud. Et pas que sur le terrain. Il bossait énormément sur les vidéos. Quand on l’envoyait en stage à l’étranger, il choisissait les clubs les plus importants. Il est l’un des plus forts auxquels on a fait passer le DEPF. Peut-être le plus fort… », a conclu Philippe Bergeroo.

Battles : « Galtier m’a permis de progresser »

Christophe Galtier Lyon Lille Ligue 1 25042021

Laurent Battles qui a été joueur puis adjoint de Christophe Galtier a loué les relations du technicien avec ses joueurs : « Je l’ai connu sur trois périodes distinctes et chacune a été importante. À Bastia, il avait des relations très humaines avec le groupe. Avec José (Pasqualetti), il le faisait vivre et venait manger avec nous les soirs de matches. Quand j’ai signé comme joueur à Saint-Étienne, je suis vite devenu son relais sur et en dehors du terrain. Il avait besoin de construire et s’appuyait sur des joueurs d’expérience ».

Cascarino détruit Lille et Mauricio Pochettino

« Mais, c’est quand on est dans son staff qu’on en apprend le plus sur l’entraîneur et sa fonction. Il n’a jamais rien laissé au hasard. Il est très réfléchi, très bon en communication, anticipe beaucoup de choses. Il essaie de faire vivre son groupe en étant assez proche de ses joueurs. Mais il a évolué aussi, en déléguant à ses adjoints. En fait, ça dépendait de la période car il a besoin d’être au contact des joueurs« , a ajouté Laurent Battles.

« C’est quelqu’un qui a compté pour moi et m’a permis de progresser. Et puis, j’ai eu envie d’entraîner comme numéro 1, de prendre mon envol. Il sentait cette envie. Nous avons eu des discussions très franches là-dessus, toujours dans un très bon esprit. Nous sommes du Sud et nous avons su nous dire les choses. C’est quelqu’un de droit », a conclu l’actuel entraîneur de l’ESTAC qui a assuré la montée en Ligue 1 du club de l’Aube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*