The Dissident, de Bryan Fogel: violence d’État


CHRONIQUE – Sur OCS, un documentaire raconte en détail l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018.

C’est un des pays au monde où la liberté d’expression est la plus bridée. En Arabie saoudite, avoir un avis divergent de celui des autorités royales est un crime passible de sanction. De prison. Voire de mort.

En octobre 2018, un journaliste saoudien du Washington Post entrait au consulat de son pays à Istanbul pour obtenir des papiers en vue de son mariage avec une citoyenne turque. On ne le revit jamais.

Jamal Khashoggi n’était pas n’importe qui: longtemps proche du pouvoir saoudien, il avait fini par s’en détourner après l’arrivée au pouvoir de Mohammed Ben Salmane. S’il ne doutait pas de sa volonté réformatrice, il rappelait volontiers qu’elle ne s’accompagnait pas de la moindre démocratisation. Et que toute critique de son action était proscrite.

Khashoggi, un pur martyr

Menacé, rejeté par sa propre famille, Khashoggi avait fini par s’exiler et s’isoler aux États-Unis, où il avait poursuivi son combat en s’appuyant sur d’autres «dissidents».

Avec eux, il avait même monté une organisation numérique – «les abeilles»

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