Achetée 2,2 millions d’euros, la villa 1930 de Jean-Paul Goude va être détruite


Le photographe s’était offert il y a deux ans l’étonnante maison Zilveli, située dans le 19e arrondissement de Paris. Les travaux de rénovation s’avérant trop périlleux, elle sera reconstruite plus solidement.

Il avait remporté aux enchères en 2019 cette précieuse villa qui tombait en ruine, construite en 1933 par l’architecte Jean Welz sur les hauteurs de Paris, près des Buttes-Chaumont. Plus précisément rue Georges-Lardennois dans le 19e arrondissement. Le photographe touche à tout Jean-Paul Goude a déboursé 2,2 millions d’euros pour s’offrir la villa Zilveli, du nom de l’ingénieur grec qui l’a commandée. Elle va être détruite, annoncent nos confrères du Monde .

Cette maison rectangulaire longue de 20 mètres et large de 4,5 mètres repose sur des pilotis. Depuis plus de deux décennies, elle était laissée à l’abandon. Si bien que le sol s’effondre et les arbres y élisent domicile. Après son achat, Jean-Paul Goude a déposé des étais pour éviter qu’elle ne tombe tout à fait. Cela ne suffit pas : le sol de la butte Bergeyre offre une assise trop meuble, l’ossature en métal s’abîme, il y a trop peu de béton dans la construction. Rénover un bâtiment si fragile se révèle périlleux, voire impossible.

Deux millions d’euros de travaux

Le choix a donc été fait de la détruire (cet été normalement) et de la reconstruire à l’identique. «L’ouvrage n’a pas tenu, mais il est intéressant, rare et singulier dans le paysage de Paris. Aujourd’hui, il s’agit donc de “re-produire” cette maison, de s’approcher le plus possible du modèle original, tout en tenant compte des nouvelles normes, notamment environnementales, et en s’appuyant sur les techniques modernes de construction», analyse dans le quotidien l’architecte Thomas Billard, qui chapeaute le projet. Du béton va notamment être injecté dans le sol.

L’architecture, elle, restera peu ou prou la même. Jean-Paul Goude, qui aime naviguer entre le dessin, la photographie et la création d’affiches publicitaires fera installer en sus un ascenseur. Le tout devrait coûter, indique Le Monde, la bagatelle de deux millions d’euros. «Je suis obligé de revendre un appartement à New York et de sacrifier pas mal de choses», confie le créateur à propos du financement de sa folie, comme on appelait ces édifices extravagants, souvent bâtis à la campagne, que s’offraient les puissants aux siècles passés.

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