Un rappeur suédois poursuivi pour la tentative d’enlèvement d’un rappeur rival


En mars 2020, Yasin avait voulu «porter atteinte à la vie ou à la santé» d’un autre rappeur et le faire chanter avec des photos «sensibles».

Une star du rap suédois, accusé d’avoir contribué à la tentative d’enlèvement et de chantage d’un rappeur rival, a été mise en accusation et va comparaître devant un tribunal du royaume, a annoncé la justice mardi. Yasin Mahamoud – nom de scène Yasin – avait été placé en détention fin 2020 pour son implication présumée dans la préparation d’un enlèvement en mars dernier, une affaire qui a connu un important écho dans le royaume nordique.

Si le nom de la victime visée n’a pas été publiquement dévoilé, il s’agit d’un autre rappeur suédois. L’accusé, poursuivi pour «complicité de tentative d’enlèvement», nie les faits qui lui sont reprochés. Âgé de 22 ans, Yasin, écouté par des millions de personnes sur Spotify, a régulièrement figuré en tête des classements de musique ces dernières années en Suède. Il a été nommé samedi artiste de l’année et artiste Hip-hop/RNB de l’année lors des prix P3 Guldgalan organisés par la radio publique suédoise.

D’après l’acte d’accusation obtenu par l’AFP, Yasin avait prévu les 30 et 31 mars 2020 de rencontrer sa victime dans un studio d’enregistrement, puis de l’attirer dans une voiture dans le centre de Stockholm afin de «porter atteinte à sa vie ou à sa santé» et de le faire chanter avec des photos «sensibles». L’accusation affirme que Yasin «a reçu et transmis des informations et a donné des ordres et des instructions sur la manière et le moment» de procéder à l’enlèvement.

Condamné en 2018

Le rappeur, déjà condamné pour port d’armes en 2018, a été inclus par d’autres personnes dans ce complot alors que ce dernier était déjà à un stade avancé, selon le parquet. L’enlèvement a finalement été abandonné ce week-end-là, mais a été réalisé plusieurs semaines plus tard, sans la participation de Yasin. La victime a alors été battue, volée, photographiée dans des conditions humiliantes et soumise à un chantage, selon le parquet.

Les photos ont été diffusées plusieurs semaines après les faits sur les réseaux sociaux, lorsque la victime a refusé de payer une somme demandée pour le chantage. La plupart des preuves dans cette affaire reposent sur des discussions via le réseau de communications cryptées EncroChat, selon l’accusation. Cette mise en accusation fait partie d’une affaire plus large impliquant 30 suspects dans un réseau criminel accusé de divers crimes et délits.

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