Mort de Christophe Dominici : son père culpabilise, reproches à l’entourage


Voilà maintenant trois mois que Christophe Dominici a trouvé la mort, à seulement 48 ans, dans des circonstances qui restent floues. Dans l’après-midi du 24 novembre 2020, l’ancien rugbyman est tombé d’un muret haut d’une dizaine de mètres, dans le Parc de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Si la thèse du suicide a été évoquée, ni sa femme Loretta, ni son père Jean Dominici ou même Bernard Laporte ne veulent y croire. Invité de Touche pas à mon poste le 25 février 2021, c’est avec une vive émotion que le père de l’ex-sportif est revenu sur la disparition de son fils.

Invité à s’exprimer sur son deuil impossible, Jean Dominici était accompagné jeudi soir de Bernard Laporte, puisque tous deux ont pris part à la réédition de Bleu à l’âme, la biographie publiée par Christophe Dominici en 2007. S’ils pensent chacun à différentes causes qui auraient pu coûter la vie au rugbyman, tous deux s’accordent sur le fait qu’ils ne croient absolument pas à un suicide. Le président de la Fédération française de rugby penche plutôt pour la thèse d’un accident : « C’est pas possible. Quand tu voyais la vie de ce garçon, plein d’énergie… Même s’il avait des moments difficiles Christophe« , Bernard Laporte a-t-il notamment commenté, mentionnant la mort de Pascale, la grande soeur de Christophe, survenue en 1986, qui l’avait grandement touché. « Christophe, il avait des hauts et des bas, mais pas à ce point là. Je ne veux pas y croire. »

Pour Jean Dominici, les médicaments et le manque de suivi du corps médical (notamment limité aux consultations en vidéo à cause de la crise sanitaire) pourraient être mis en cause, puisque son fils traversait une nouvelle dépression depuis plusieurs mois, suite à l’échec de la reprise du club de Béziers l’été dernier. « Je sais pas, la psy qui le soignait, ce qu’elle lui a donné, comment elle a voulu le soigner… Il n’était pas bien. Moi, où je me révolte, c’est que pour des maladies comme ça, on ne soigne pas les gens en vidéo. Cette personne aurait dû se déranger pour le soigner« , Jean Dominici estime-t-il. « Il avait passé une très, très mauvaise nuit (…). Il a dit à sa femme : ‘Toute la nuit, il m’a semblé qu’on me tirait dessus, j’étais pas bien’. » Puis, Christophe Dominici aurait dit vouloir aller acheter des cigarettes : « Il est mal, ne le laisse pas partir… » Comme il l’a récemment évoqué auprès du magazine Paris Match, Jean Dominici pense que son fils aurait pu être sauvé.

S’il met en cause les médecins et sous-entend que Loretta aurait pu empêcher le drame, le père du sportif ne s’épargne pas non plus puisqu’il dit s’en vouloir de ne pas avoir été assez présent, de ne pas avoir pris la mesure du mal-être de son fils et de ne pas être remonté à Paris plus tôt… « Je savais qu’il n’était pas bien« , a-t-il ajouté jeudi soir, la gorge nouée et les larmes aux yeux. Une douleur que le retraité avait déjà couché sur papier, dans une lettre poignante ajoutée à la réédition de Bleu à l’âme, sortie le 25 février aux éditions du Cherche Midi.

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