L’invisible Artemisia, une femme, une artiste et une œuvre aux temps de #MeeToo


La National Gallery avait prévu de célébrer cette caravagesque née à Rome et morte à Naples, réputée première peintre femme de l’histoire. La pandémie ruine cette première rétrospective sur le sol britannique.

Comme Madonna, Beyoncé, Rihanna ou Shakira on ne l’appelle que par son prénom. Née Gentileschi en 1593, morte en 1654 ou plus tard, Artemisia est plus que jamais une star. Dans le sillage du mouvement #MeToo, la National Gallery de Londres avait prévu de célébrer, comme il se doit, cette caravagesque qui vit le jour à Rome et est décédée à Naples, réputée première peintre femme de l’histoire de l’art.

Aile Sainsbury, l’institution a réuni depuis le 4 avril ses meilleurs tableaux ainsi que quelques autres dus à ses proches. Malheureusement la pandémie ruine cette première rétrospective sur le sol britannique, initiée par l’institution depuis qu’elle a acquis en juillet 2018, pour 3,6 millions de livres, un autoportrait en sainte martyre. Cette toile a fait l’objet d’une longue et minutieuse restauration. Puis, elle a effectué un tour d’honneur, présentée notamment à la Glasgow Women’s Library et dans une prison pour femmes dans le Surrey. De retour à Trafalgar Square, son statut de quasi-icône

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.

Abonnez-vous : 1€ le premier mois

Annulable à tout moment

Déjà abonné ? Connectez-vous

.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*