l’affaire DSK, Tristane Banon dément avoir été rémunérée par Netflix


La romancière, qui témoigne dans le documentaire en quatre parties réalisé par Jalil Lespert, subit de nombreuses accusations sur les réseaux sociaux. Elle y répond fermement et revient sur cette période sinistre de son existence.

Tristane Banon restera l’un des visages associé à l’affaire du Sofitel. En juillet 2011, deux mois après la chute de Dominique Strauss-Kahn, la romancière avait porté plainte contre l’ancien directeur général du FMI pour tentative de viol. Son témoignage dans le documentaire Chambre 2806 sorti ce mois-ci lui a valu de nombreuses accusations sur les réseaux sociaux, notamment celle d’avoir été rétribuée par Netflix.

Des accusations démenties farouchement par l’intéressée. «À toutes fins utiles, puisque ça revient souvent : NON, je n’ai pas été payée pour le doc Netflix et NON,je ne garde pas ce que me rapporte la vente de mon livre», écrit la romancière.

Sur Twitter, Tristane Banon a aussi tenu à remercier les personnes lui ayant fait part de leur «bienveillance, reconnaissance et admiration». La sortie du documentaire réalisé par Jalil Lespert a permis de porter un regard neuf sur le traitement médiatique réservé à la romancière à l’époque. C’était il y a à peine dix ans, mais la déferlante #MeToo n’était pas encore passée par là.

David Pujadas, alors présentateur du JT de France 2, lui avait par exemple demandé pourquoi elle avait porté plainte «si tard» – huit ans après les faits -, si elle avait été «manipulée» ou si elle ne cherchait pas à se faire «de la pub». «Certains disent que vous êtes quelqu’un d’instable», avait-il ajouté.

Des insinuations qui paraissent aujourd’hui ahurissantes. «La victime est devenue le bourreau», a résumé Anne-Elisabeth Lemoine sur le plateau de «C à vous». «Cette séquence me rend complètement dingue. On est en entrée d’un journal télévisé sur une des chaînes les plus vues du pays et il commence déjà par colporter des ragots. Ce serait impensable aujourd’hui !», lui a répondu Tristane Banon.

Au micro d’Europe 1, la romancière s’était réjouie de l’«évolution extraordinaire» du traitement médiatique de telles affaires. Mais elle estime que la «réaction de corporation politique» demeure inchangée. «Ça arriverait demain, DSK serait protégé de la même façon par sa classe politique», déplore-t-elle.

L’ancien directeur général du FMI donnera en tout cas sa version des faits de l’affaire du Sofitel dans un documentaire prévu pour l’automne 2021. «L’heure est venue de m’exprimer», a-t-il annoncé.

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