Barenboïm, Jordan, Savall… Les tubes de Beethoven sur tous les tons


Le compositeur allemand va être beaucoup joué pour la célébration des 250 ans de sa naissance. L’occasion d’entendre de multiples interprétations ainsi que les choix musicaux de grands directeurs d’orchestre sur l’écriture beethovénienne.

Quoi de neuf? Beethoven! Pour un orchestre symphonique en 2020, le grand sourd demeure la colonne vertébrale du répertoire, et l’intégrale des symphonies tout à la fois un Everest à escalader et un retour aux fondamentaux. Ce n’est pas une question de difficulté technique, à une époque où les formations de deuxième division maîtrisent sans obstacle majeur les changements de rythme de Stravinsky et Bartok, autrement périlleux que l’écriture beethovénienne.

Il s’agit bien plus de se colleter avec une substance musicale d’une profondeur et d’une invention de chaque instant, et aussi de s’interroger sur le juste style. Lorsqu’il a dirigé l’intégrale Beethoven avec l’Orchestre de l’Opéra de Paris, Philippe Jordan a commencé par une question à ses musiciens: «Allons-nous faire plutôt Karajan ou Harnoncourt?»

C’est que, aujourd’hui, la palette esthétique est considérable, leçon qui se dégage des cycles programmés dans les salles parisiennes au cours de la saison anniversaire. À tout seigneur tout

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