La réalisatrice Jeanne Labrune s’engage face à «l’horreur du quotidien» de Barbès


Un véritable cri d’alerte. La réalisatrice et écrivaine Jeanne Labrune s’est engagée depuis plusieurs mois contre l’insécurité qui gangrène Barbès, le quartier parisien dans lequel elle réside depuis 25 ans. À l’origine d’une pétition de 800 signataires, qui réclame un «rétablissement de l’État de droit dans l’arrondissement», elle a vivement regretté la violence exponentielle qui agite désormais le célèbre boulevard du XVIIème.

«Nous sommes passés de la petite délinquance de rue à l’horreur du quotidien. J’ai le souvenir, alors que nous partagions un café entre copains, dans le quartier, de cette femme, accompagnée de son mari, qui a été insultée, s’est pris un jet de chaise dans les jambes, et un café brûlant. J’allais faire ma quatrième chimiothérapie à l’hôpital Lariboisière», s’est-elle remémoré dans les colonnes du Parisien.

La hausse des actes violents, sur fond de trafic de drogues et de mineurs isolés, a poussé de nombreux commerçants à fermer boutique, sonnant le glas d’une vie de quartier en péril depuis de nombreuses années. Symbole de cet abandon démographique, la bibliothèque de la Goutte d’or vient de fermer ses portes, submergée par l’insécurité, souligne Le Parisien.

« Les gamins du coin, je les connais tous. […] J’ai décidé d’agir. Nous avons décidé de cette pétition. Parce que, trop, c’est trop. Je me suis dit : stop aux petits cons au pied des immeubles. Il faut vraiment agir. Barbès est le quartier que j’aime», a poursuivi la réalisatrice, auteure d’un livre évoquant longuement son arrondissement, en 2014. Elle-même victime d’une agression, Jeanne Labrune, se fait ainsi porte-parole de riverains désabusés, lassé par l’inaction politique devant leur cadre de vie qui ne cesse de se dégrader.

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