Crash de Dropped : le directeur de la production mis en examen pour « homicides involontaires »


Le 9 mars 2015 en Argentine, la collision entre les deux hélicoptères avait coûté la vie à dix personnes dont trois sportifs français de haut niveau, la navigatrice Florence Arthaud, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat. Ils participaient à l’émission d’aventure de TF1, Dropped. Le 11 novembre 2020, on a appris un nouveau rebondissement dans cette affaire avec une nouvelle mise en examen.

Nicolas Roussel, directeur de production de l’émission et spécialiste des jeux télévisés d’aventure, a été mis en examen le 7 octobre pour « homicides involontaires ». Une information révélée par l’AFP qui s’appuie sur des « sources concordantes« . Une « faute caractérisée » lui a été reprochée : « Avoir sous-évalué le budget affecté aux moyens aériens, avoir fait sélectionner sur des critères principalement financiers plutôt que de compétence les pilotes et les hélicoptères finalement impliqués dans le crash, et n’avoir pas garanti aux passagers des conditions de sécurité normales pour leur transport« . Cette mise en examen ouvre la voie à une mise en cause éventuelle d’Adventure Line Productions.

« Nicolas Roussel, tout comme les équipes d’ALP, demeurent profondément bouleversées par l’accident qui a coûté la vie à leurs collègues, aux pilotes et à certains participants à l’émission et restent déterminés à démontrer qu’aucune faute dans l’organisation du tournage ne peut leur être reprochée« , ont réagi les avocats de Nicolas Roussel et de la société, Me Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur.

Pour Gisèle Gilles, présidente de l’Association des proches des victimes du crash d’hélicoptères de Dropped et veuve d’Edouard Gilles, caméraman mort dans l’accident, cette décision est « un soulagement » comme elle l’a fait savoir à l’AFP. L’été dernier, la veuve et les deux fils d’Edouard Gilles ont réclamé plusieurs centaines de milliers d’euros de dommages et intérêts. ALP s’était alors défendu en précisant avoir pris les « dispositions pour préserver les salariés et les participants du danger » en faisant appel à un « professionnel du tournage« , à savoir la société Sax Logistica, et à un « professionnel de la sécurité« , Peter Högberg, mis en examen pour homicide involontaire. La société de production a évoqué « une faute de pilotage« .

Nicolas Roussel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à la clôture de cette affaire.

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