Roberto Alagna, les secrets d’une star qui a besoin d’être aimée


ENQUÊTE – Touche-à-tout talentueux, hyperactif, épris de gloire et de popularité… À l’occasion de la sortie de son nouveau disque, Le Chanteur, ses proches racontent un ténor hors norme.

Le ténor sort un disque de reprises, allant d‘Édith Piaf à Brel, en passant par Prévert et Kosma.
Le ténor sort un disque de reprises, allant d‘Édith Piaf à Brel, en passant par Prévert et Kosma. Simon Fowler

Faire le portrait de Roberto Alagna en plein confinement, c’est comme commenter le biathlon en plein mois d’août: une antilogie. À 57 ans, le ténor est de ces voix qui n’en ont jamais suivi qu’une seule: la leur. Ne comptez pas sur lui pour déverser son soleil dans un seul et même microsillon: après trente-cinq ans de carrière discographique, ses écarts ont fini par dessiner des lignes aussi surprenantes que les géoglyphes de Nazca. Lui attirant souvent les foudres d’un milieu lyrique peu enclin à partager ses stars. «Ils n’ont pas envie qu’on leur vole leur ténor, qu’il aille se fourvoyer dans d’autres styles, comme ils disent parfois. Mais lui s’en fiche: il ne fait confiance qu’à son instinct», dit la mezzo-soprano Béatrice Uria-Monzon, qui fut la complice de quelques-unes de ses prises de rôle les plus marquantes à l’opéra.

Impulsif, Roberto Alagna? «Il a surtout un instinct bestial de survie», confie le chef Alain Altinoglu, qui l’a accompagné tant en récital qu’à l’opéra. C’est avec

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