François Busnel s’oppose à leur fermeture


L’animateur de la «Grande Librairie» défend les petites librairies. François Busnel lance une pétition pour que ces commerces jugés «non essentiels» puissent rester ouverts pendant le confinement. Le critique littéraire le demande au nom du «combat que tout le monde essaye de mener contre l’ignorance, contre l’obscurantisme, contre le fanatisme». Interrogé par France Info, François Busnel se fait le porte-parole du «syndicat des libraires de France», du «syndicat national des éditeurs», «tous les écrivains» et «tous les gens qui vont en librairie».

«Les librairies, c’est le seul endroit peut-être où vous pouvez faire disparaître, avec les bibliothèques, toute théorie du complot, juge-t-il. Parce que vous avez des livres qui racontent des histoires, qui expliquent que les choses ne sont pas noires ou blanches, et que contre un livre unique, quel qu’il soit, il y a les livres».

Le critique littéraire parle de la librairie comme de «l’endroit où vous pouvez vous armer avec des armes efficaces contre le réel». Selon lui, «les librairies ont besoin d’être ouvertes (…) parce qu’il y a des millions de personnes dans ce pays, et on l’a vu juste après le premier confinement, qui ont envie de lire, qui ont besoin de lire».

Selon le critique littéraire, une fermeture condamnerait «tout un pan de l’économie culturelle, sans doute à vaciller, pour certains à disparaître». Il craint que des villes ou des régions entières se voient dépourvues de librairies. «Et vous faites un cadeau énorme à une entreprise qui commence par Ama et finit par Zon, dont on connaît les pratiques fiscales», fustige François Busnel. Au micro de France Inter hier, Anne Martel, présidente du syndicat de la librairie française, parlait elle aussi de cette fermeture des librairies comme d’«une porte ouverte royale pour Amazon».

Un «formidable appétit»

François Busnel estime que l’affluence remarquée ces derniers joursen librairie «traduit un formidable appétit, un désir immense» de continuer à se rendre dans ces commerces. «Nous avons tous entendu le président de la République nous dire nous sommes en guerre ? Pourquoi priver du meilleur bataillon, celui qui va permettre à la connaissance d’affronter l’obscurantisme ?», conclut-il.

L’auteur de bande dessinée Riad Sattouf a lui aussi lancé en dessin un appel à garder les librairies ouvertes.

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