«Comme le tennisman homonyme, j’ai connu quelques revers»


INTERVIEW – Le réalisateur de Tandem, Monsieur Hire ou Tango revient sur sa carrière à l’occasion de la réédition de ces trois films en DVD. De la difficulté de faire des films aujourd’hui au théâtre en passant par ses expériences aux César, aux Oscars et à Cannes… Entretien détendu et franc.

Patrice Leconte.
Patrice Leconte. Francesco Gattoni/ ©Francesco Gattoni/Leemage

Patrice Leconte est un de nos cinéastes les plus intéressants et pourtant, il n’a pas tourné depuis cinq ans. La chose l’étonne, mais ne l’abat pas. Quelqu’un qui vous dit: «Il y avait Patrice Chéreau, moi je suis Patrice bon marché» ne peut pas laisser indifférent. Rencontre avec un auteur qui, des Bronzés à La Fille sur le pont, a abordé tous les genres, alors que trois de ses meilleurs films (Tandem, Monsieur Hire, Tango) sont réédités en DVD.

LE FIGARO. – Vous n’en avez pas assez que les articles sur vous soient souvent titrés «Leconte est bon»?

Patrice LECONTE. – Sinon, vous pouvez faire : «Comme le tennisman homonyme, ce Leconte a connu quelques revers.»

Votre dernier livre s’appelait J’arrête le cinéma et vous n’avez pas tourné depuis cinq ans…

C’était ironique, mais ça s’est retourné contre moi, un peu comme quand on pisse contre le vent. Ça n’est pas de mon fait. J’ai eu des projets formidables. Tout est tombé à l’eau comme si on avait été torpillés par des pirates. Si c’est

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à
découvrir.

.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*