35 ans après sa mort, une chanson inédite de Daniel Balavoine


«Appuie bien les coups que tu donnes, les coups et les messages. Elle voulait que je sois un homme toujours prêt au combat…». Près de 35 ans après sa mort tragique en Afrique, les scansions qu’affectionnait Daniel Balavoine ressurgissent presque par miracle dans une intégrale de ses chansons qui doit sortir dans les bacs le 4 décembre.

J’étais devenu un homme, enregistrée à 25 ans en 1977, est le cadeau inespéré donné à ses toujours nombreux admirateurs dans une intégrale qui ne comptera pas moins de 16 CD (Universal). Ce coffret sera enrichi d’un livret de 48 pages rédigé par le spécialiste du genre, Bertrand Dicale, et illustré de photos jamais publiées de l’interprète habité de Je ne suis pas un héros.

J’étais devenu un homme était le onzième titre, finalement non retenu, d’un album engagé, Les Aventures de Simon et Gunther, qui avait pour thème l’histoire de deux frères allemands séparés par cette frontière politique entre l’Est et l’Ouest, symbolisée par le mur de Berlin. Alors seulement âgé de 25 ans, encore peu connu du grand public, Daniel Balavoine n’extraira de ce disque qu’un single, la chanson Lady Marlène, qui deviendra, signe du destin, son premier succès.

D’aucuns verront certainement dans cette œuvre de jeunesse une esquisse de la dénonciation de l’héroïsme virile, criée autant que chantée, dans Je ne suis pas un héros. Car, J’étais devenu un homme décrit le destin d’un homme amoureux qui tue son rival par jalousie. La chute de ce texte tragique est pourtant cruelle, il ne reconquiert celle qu’il aime: «J’ai cogné, j’ai crié, il est tombé Et parterre, près des pierres son regard S’est vidé… S’est vidé J’étais devenu un homme. Meurtre ou assassinat ? “Pauvre type” elle m’a dit, “cet homme, Je l’aimais plus que toi”.»

J’étais devenu un homme (1977) de et par Daniel Balavoine

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