Les notes de Heat – Lakers : quand Meyers Leonard est meilleur qu’Anthony Davis, tu sens qu’il y a un bug dans la matrice


Tellement longtemps que notre organisme était privé de ce breuvage sacré qu’est la NBA. Pour fêter le retour de notre darling préférée ? On tentera de vous offrir, le plus souvent possible, le petit bulletin de notes qui va bien, histoire de vous faire revivre les matchs d’une manière un peu plus légère, aussi légère qu’un pet bruyant à la terrasse d’un boulodrome. Allez, envoyez la sauce, envoyez la purée, bref, envoyez les notes.

À celui qui pense que tout est terminé, que ces Finals appartiennent d’ores et déjà au passé et que Meyers Leonard n’est pas le pivot le plus dominant de la ligue : bénéfice du doute pour le dernier, il ne faut en revanche jamais sous-estimer le cœur d’un Champion et comme Miami a battu Boston, qui a battu Toronto, eh bah Miami est le dernier champion encore en lice dans ces Playoffs 2020. Alors allez-y, rigolez de cette logique que certaines têtes de pipe qualifient de « foireuse », en attendant les plus grands se rangent du côté de l’espoir. « Bien sûr nous eûmes des orages… » rappelle tonton Brel, insistant sur ces périodes d’incertitudes qui traversent les couples, les familles et les équipes, mais c’est bel et bien dans la difficulté que se façonnent les plus belles victoires. Patrice Evra, avant son premier match sous les couleurs olympiennes, donne de la voix : « Rien n’est joué avant le coup de sifflet final les mecs ! » Certes, s’ensuit un kick mémorable au visage d’un supporter, mais isolons ces quelques mots de tout contexte. Et puis il y a Philippe Quintais au boulodrome de Vesoul avec ce légendaire « Joue Sylvain, c’est pas fini hein ! » À ce moment là, lui aussi avait des chaussettes hautes et un short, comme quoi y’a des signes qui ne trompent pas : Heat in 7. 

Miami Heat

Jimmy Butler (10) : tout foufou avant de lancer les hostilités, Jimmy B. a enfilé le caleçon Champion et s’est mué en leader en envoyant une prestation triple XL : 40-11-13-2-2 à 70% au tir. Du pull-up à foison, des dunks en transition, une feinte pour laisser passer Air Kuzma puis de précieuses séquences défensives… aucun de ses adversaires n’a mis le tampon nécessaire pour calmer le bestiau. On ouvrira les livres d’histoire plus tard car pour l’instant, le plus important – pour lui et ses partenaires – c’est d’enchaîner.

Meyers Leonard (6) : il pourrait faire vivre tous les kinés de Floride avec son corps aussi souple qu’un semi-remorque limougeaud. Par contre, sur les quelques minutes où sa santé ne lui a pas fait défaut, il faut reconnaitre que son touché est d’or et de platine.

Jae Crowder (8) : a la lourde tâche de défendre sur Anthony Davis, un peu comme le pote qu’on envoie lâchement à l’oral après un travail de groupe. Sauf que ce pote, il a parfaitement rempli son rôle, et tous ses collègues vont l’inviter au grec après les cours. Bordel, même les autres groupes veulent lui payer une bouffe.

Tyler Herro (4.5) : s’il se met en couple avec LeBron, inutile de préciser qui ira à l’Autel au bras de son père. Tantôt à plat ventre après s’être fait scotcher par le cyborg, tantôt à faire la grimace après avoir pris un tir ric-rac, le rookie n’a toujours pas lâché sa perf XXL tant attendue dans ces Finals. Mince, il n’a que toute une carrière devant lui pour rectifier ça…

Kelly Olynyk (7) : même si on dirait qu’il a les pieds dans le mucus de Fall Guys quand il part en drive, c’est encore une énorme prestation que vient de nous lâcher l’intérieur du Heat. Celui qui semble avoir été dessiné par Goscinny fait de son mieux pour pallier l’absence de Bam Adebayo, résultat : 17 points, 7 rebonds et une grosse interception dans le money-time.

Duncan Robinson (5) : beaucoup de déchets mais 40 minutes à se la coller défensivement : le type fait tout pour devenir le meilleur 3&D de la ligue. Allez, on en reparle dans quelques années quand Danny Green Klay Thompson ne sera plus en âge.

Kendrick Nunn (4) : même si la défense a fait du bien, on est encore loin de ses standards de saison régulière.

Andre Iguodala (4) : Iggy, sans briller, au service du collectif.

Solomon Hill (-) : un trois points et puis s’en est allé le fêter en ville.

Derrick Jones Jr. (-) : a passé plus de temps sur le parquet, posé plus de dribbles et marqué plus de points au Slam Dunk Contest que ce soir.

Udonis Haslem (-) : le mec qui te donne des conseils à la rentrée alors qu’il est redoublant.

Los Angeles Lakers

Dwight Howard (4) : tout simplement le MVP des Finals… enfin, des deux premières minutes du match 3 des Finals. Deux gros alley-oop symboliques de ce déséquilibre engendré par la blessure du Bam, puis Dwight a fait une Houdini en, quand il ne squatte pas le banc, oubliant de tenter des choses.

Markieff Morris (7) : débute sa rencontre de la meilleure des manières avec deux bombasses des sept mètres. Derrière, Kiff Morris n’a rien voulu savoir et s’est pris pour celui qu’il n’est pas – quoique – en arrosant comme jamais. Un peu comme quand elle t’invite au restaurant pour finalement t’annoncer, au milieu d’un Five Guys presque froid, qu’elle vient de se mettre en couple avec le plombier de sa cousine. Puis à la fin, lueur d’espoir, elle émet l’hypothèse d’un ménage à trois.

J.R. Smith (10) :  prendre un tir ouvert, assis confortablement derrière l’arc et dans les meilleures conditions possibles pour faire mouche ou alors, courir le long de la ligne de touche pour dégainer sur un pied dans le corner et défendu par un joueur en dansant la carioca. Manque plus que le petit tweet « Hey KD, c’est comme ça qu’on sort de sa zone de confort. » et la masterclass est totale.

Anthony Davis (5) : un peu comme quand tu pars en vacances avec tes potes à Lloret de Mar. Tous les soirs de la semaine c’est masterclass auprès de la gente féminine, puis le dimanche soir y’en a un qui propose de rester à la maison pour faire un loup-garou en mangeant des apéricubes jambon, tomate, bleu et nature.

LeBron James (8) : au four et au moulin dans ce match 3, LeBron a presque trop laissé faire ses coéquipiers. Un 25-10-8 à 56% au tir, qui nous laisse pourtant sur notre faim, surtout quand celui qui a des muscles même dans la barbe décide de passer le cuir à Danny Green.

Kyle Kuzma (6) : depuis quelques temps, on lui attribuait le poids d’un petit joueur de l’est acheté 70 plaques par Manchester United et vraiment très nul. Aujourd’hui, le Kuz remet les pendules à l’heure et crie au steal. Vous en connaissez beaucoup, vous, des mecs sélectionnés en toute fin de premier tour et qui plantent 20 pions en Finals ?

Alex Caruso (4) : a perdu la rencontre mais remporté le concours de calvities lancé par NBA Extra : petit selfie avec LeBron et Dudley dans le vestiaire, et le tour est joué.

Kentavious Caldwell-Pope (3) : sa coupe est un labyrinthe dans lequel on a enfermé l’adresse de Danny Green.

Danny Green (1) : 0/6 au tir pour celui qui ferait déprimer Depardieu avant de passer à table. Danny Spleen.

Rajon Rondo (4) : précieux défensivement, il n’a – si ce n’est sur quelques lay-ups partis flirter avec le haut de la planche – jamais réussi à se montrer dangereux en attaque.

On va pas se mentir, tout le monde préférait voir Miami l’emporter, au moins pour créer un semblant de suspens dans ces Finals. Allez, imaginons que le Bam et Goran reviennent rapidement, que Jimmy Butler réitère à minima trois fois sa performance, et la Floride est sur le toit des States. On se donne rendez-vous, feutre à la main, pour un match 4 au sommet !



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