Décadence et grandeur d’un palais sicilien


EN IMAGES – Le palais de Castelluccio, près de Syracuse, doit sa renaissance à l’obstination d’un passionné, le producteur Jean-Louis Remilleux. Un beau livre restitue toute la grâce de cette demeure.

Après une restauration minutieuse, le palais en ruine a retrouvé toute sa splendeur.
Après une restauration minutieuse, le palais en ruine a retrouvé toute sa splendeur. Mattia Aquila/Albin Michel

Tandis que certains bâtissent des châteaux en Espagne, d’autres s’installent dans un palais de Sicile. Ce genre de décision peut se prendre à l’issue d’une longue réflexion ou, comme le fit Jean-Louis Remilleux, sur un coup de tête, sans penser aux conséquences, c’est-à-dire aux lendemains qui chantent et aux surlendemains qui déchantent. Deux battants d’une porte monumentale s’ouvrant par hasard, un matin, sur une cour d’honneur abandonnée, rongée par la végétation, et la vision fugace de deux palmiers encadrant un amas de pierre menaçant ruine – et c’est le départ d’une aventure qui peut devenir celle d’une vie. Proust a écrit de très belles pages sur la force poétique des noms propres, leur pouvoir d’évocation et leur capacité à éveiller les rêves les plus fous. Depuis la rencontre du Grand Meaulnes et d’Yvonne dans le domaine des Galais, on sait que certains lieux ont la même faculté. Il est des ruines qui sont des chefs-d’œuvre et, sans doute, convient-il alors de les abandonner à

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