Sur les traces de Denys l’Ancien, le tyran paranoïaque de Syracuse


REPORTAGE – Il fit de Syracuse le siège d’une tyrannie qui lui permit d’étendre son hégémonie sur la Grande Grèce. Sa quête tient du jeu de piste dans l’une des plus belles villes de Sicile.

L’île d’Ortygie avec, au fond, le château Maniace, construit par Frédéric II de Hohenstaufen. Elle avait été fortifiée à la fin du Ve siècle avant J.-C. par Denys l’Ancien avant de l’être au XVIe siècle par Charles Quint.
L’île d’Ortygie avec, au fond, le château Maniace, construit par Frédéric II de Hohenstaufen. Elle avait été fortifiée à la fin du Ve siècle avant J.-C. par Denys l’Ancien avant de l’être au XVIe siècle par Charles Quint. Antonino Bartuccio/SIME/Sime / Photononstop – MDJ

Cet article est extrait du Figaro Hors-Série «Sicile éternelle», qui consacre à l’île italienne un numéro double de 170 pages, magnifiquement illustré, où revivent son histoire, ses charmes et ses beautés.

Le Figaro

Il a donné son visage à la tyrannie, alors même que nous ne savons, en réalité, rien de certain de lui. Les monnaies qu’il fit frapper en abondance pour financer ses armées de mercenaires ne portent pas son effigie. Les histoires qu’on rapporte à son sujet sont suspectes: il aurait, dit Diodore, redouté à tel point qu’on attente à sa vie qu’il portait une cuirasse sous sa tunique, faisant mettre à mort ou exilant, sur un simple soupçon, jusqu’à ses plus proches amis. Cicéron raconte dans ses Tusculanes qu’il se faisait raser la barbe, chaque matin, par ses propres filles. Encore exigeait-il qu’elles la lui brûlent au moyen de coques de noix avec lesquelles il leur aurait été difficile de lui trancher la gorge si, d’aventure, elles en avaient eu envie. Il avait fait tuer son mignon favori

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