Le pastiche, un exercice littéraire difficile


CRITIQUE – Sa réussite nécessite une parfaite connaissance de l’œuvre et une bonne dose de talent.

Un portrait de Jacques Laurent, l’un des maîtres du genre.
Un portrait de Jacques Laurent, l’un des maîtres du genre. Sophie Bassouls/Leemage

Pastiche. De l’italien pasticcio, soit désordre, imbroglio, pagaille, méli-mélo. Le mot, dans son acception littéraire, vaut surtout pour les satellites qui gravitent autour de son noyau: imitation, démarquage, parodie, contrefaçon, faux, voire supercherie. Tout autant de «à la manière de…» qui peuvent être joués sur plusieurs tons, allant de la solennité louangeuse à la satire humoristique, en passant par la dérision, y compris la plus grotesque. C’est que le pastiche fait partie de «l’esprit français», tout comme la caricature dessinée.

Mais n’est pas parodieur, ou pasticheur qui veut. Le talent doit être au rendez-vous. Comme ce fut le cas des deux auteurs du faux Rimbaud, La Chasse spirituelle, en 1949. Une supercherie qui fit quelques victimes de renom.

Maître du genre, Jacques Laurent affirmait: «Ce genre méconnu reste pour moi la parure suprême de la critique.» En 1952, il publiait Neuf perles de culture, pastiches de dramaturges contemporains. On y trouvait entre autres La Rose Béjardel

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