À Angoulême, le cinéma français seul au monde


Privée de films américains, la France s’en remet à sa production domestique cet automne. Un défi que l’industrie relève entre espoirs et inquiétudes.

Effacer l'historique sorti le 26 août a enregistré plus de 35 000 entrées le premier week-end. De quoi rassurer le cinéma français et faire plaisir à son réalisateur Benoît Delépine.
Effacer l’historique sorti le 26 août a enregistré plus de 35 000 entrées le premier week-end. De quoi rassurer le cinéma français et faire plaisir à son réalisateur Benoît Delépine. YOHAN BONNET / AFP

Septembre est traditionnellement un temps fort du cinéma français. Les studios américains préfèrent l’été ou l’hiver pour des sorties mondiales. Mais en cette année de pandémie, la production hexagonale se retrouve particulièrement seule en cette rentrée et, à l’exception de Tenet, le blockbuster de Christopher Nolan (plus de 800 000 entrées pour son premier week-end), Hollywood attend des jours meilleurs qui ne viendront sans doute pas avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Dans ce contexte, au Festival du film francophone d’Angoulême qui s’achève le 2 septembre, la grande famille du cinéma français se réunit avec des masques, des espoirs et des inquiétudes. Il y a ceux qui voient le verre à moitié vide : une chute de la fréquentation d’environ 70% sur un an, 500 millions d’euros de manque à gagner pour les 6000 salles françaises qui ont connu 99 jours de fermeture totale. Et ceux qui voient le verre à moitié plein (ce sont parfois les mêmes) : le box-office français

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