C’est parti pour la troisième édition du loto du patrimoine !


Mission Bern, troisième! L’animateur a lancé, lundi 31 août, depuis le Mur à Pêches à Montreuil (93) et sans Roselyne Bachelot, empêchée «pour des raisons d’agenda», une nouvelle édition du Loto du patrimoine. Après avoir visité cette enclave montreuilloise, cornaquée par le maire Patrick Bessac (PCF), la directrice de la Fondation du patrimoine, la présidente de Française des Jeux et le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, Stéphane Bern a rendu publique la longue liste des 101 monuments qui bénéficieront des cinq tirages spéciaux du loto ( organisés au moment des journées du patrimoine) et du produit de la vente des 12 millions de jeux à gratter, Mission Patrimoine. Comme chaque année, cette liste se veut équitable – elle comporte des églises, des fontaines, des châteaux, des tours, des anciennes écoles, des remparts, des moulins etc- et couvre tout le territoire, y compris les départements ultramarins.

L’annonce dans ce jardin participatif de 34 hectares, situé en plein cœur de ville, voulait précisément montrer la diversité de la notion de patrimoine. «Il n’est pas seulement celui des puissants et des châteaux mais aussi celui de ce peuple qui a protesté» a lancé le député Alexis Corbière, presque par bravade.

Le mur à pêches de Montreuil Fondation du Patrimoine

Autour de lui, pourtant, personne n’ose plus ranger les châtelains dans la catégorie des «puissants», tant leur situation générale est devenue largement précaire. Qu’importe ! Stéphane Bern a simplement répondu que «toutes les typologies de patrimoine méritaient son attention».

Le mur à pêches est un héritage de la culture fruitière locale démarrée sous l’ancien régime, et qui a eu cours jusque dans les années 50. Des kilomètres de murs de palissade, fabriqués à partir du gypse, favorisaient le mûrissement des fruits. À la fin du XIXe siècle, ces cultures occupaient 500 hectares, à Montreuil, et un linéaire de près de 600 kilomètres de murs.

Laissés en déshérence, il n’en reste plus que 17 aujourd’hui, en partie classés au titre des Sites et Paysages. Depuis cinq ans, la mairie de Montreuil est engagée dans un projet de préservation, restauration et valorisation du site, avec une dominante écologique, associative et bénévole. «Le loto devrait permettre de poursuivre la restauration des murs», a indiqué le maire, qui consacre déjà environ 100.000 euros par an au site. Une partie des 17 hectares devrait également être dépolluée, car le sol a été en partie contaminé par l’ancienne usine EIF. Toute la durée de la visite, le collectif Restes ensemble, rassemblé devant les portes, a d’ailleurs tonné pour que la dépollution se fasse «dans la transparence» et avec des garanties pour la santé des riverains.

Avant de clore l’après-midi, Stéphane Pallez, présidente de la FDJ, a promis de récolter «le plus possible» pour le patrimoine. La première édition a permis de reverser 22 millions d’euros, la seconde, 25 millions. Grâce à la Mission Bern, 39 sites ont déjà été restaurés, et 131 sont en cours de restauration.

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