Il était une fois dans l’Ouest, la révolution du western


LES FILMS QUI ONT RÉVOLUTIONNÉ LE SEPTIÈME ART (4/7) –Chaque week-end, gros plan sur un long-métrage qui a, d’un point de vue formel, bouleversé l’histoire du cinéma. Cette semaine, le classique de Sergio Leone…

Charles Bronson, «l’homme à l’harmonica», qui succède à Clint Eastwood, est magnétique: on dirait un Apache aux yeux bleus qui transpercent des paupières quasiment closes.
Charles Bronson, «l’homme à l’harmonica», qui succède à Clint Eastwood, est magnétique: on dirait un Apache aux yeux bleus qui transpercent des paupières quasiment closes. ©Rue des Archives/Collection CSF

Années 1960, années pop… Le western – considéré par beaucoup comme le seul art inventé par les Américains avec le jazz – a fait son temps après avoir connu son âge d’or durant la décennie précédente. Ses ténors s’appelaient Raoul Walsh, Howard Hawks, Anthony Mann, Henry Hathaway et, le maître absolu, John Ford. Les stars étaient John Wayne, Robert Mitchum, James Stewart, Richard Widmark, Randolph Scott, Kirk Douglas et même le crooner Dean Martin. Autres temps, autres mœurs, les sixties ont ringardisé ce genre très formaté. Et c’est un Italien qui a tout réinventé. Il tournait ses films en Espagne et dirigeait un obscur acteur américain à qui il ne pouvait dire un mot en anglais. Par conséquent, il n’existe pas de versions originales de ces premiers «westerns spaghetti», doublés en post-synchronisation en fonction des pays où ils devaient sortir.

Sergio Leone s’est fait la main avec deux films fauchés, Pour une poignée de dollars (inspiré d’un film de Kurosawa) et Pour quelques dollars

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