Suivez en direct le concert de Marie-Ange Nguci au Biarritz Piano Festival


Si la crise sanitaire a eu raison de nombreux festivals, tous n’ont pas baissé les bras. A fortiori dans le domaine de la musique classique, où le format de la musique de chambre, particulièrement adapté aux petites jauges, a permis de maintenir une poignée de manifestations dans des versions le plus souvent allégées.

C’est le cas du Biarritz Piano Festival, dont la onzième édition débutait ce lundi 3 août. Et qui, sous la houlette de son créateur Thomas Valverde – lui-même pianiste, continue cette année encore de faire la part belle à la nouvelle génération. La preuve dès ce soir, avec la jeune Marie-Ange Nguci, 22 ans, qui inaugure par la même occasion la série #RestonsConnectésAuClassique.

Née à l’initiative de la société de production audiovisuelle 3foisC, spécialisée dans la captation d’événements culturels, celle-ci propose jusqu’à la fin du mois quatre concerts d’exception, à suivre en direct sur le site des médias partenaires de l’opération, dont Le Figaro. «En dépit des incertitudes et du contexte, nous voulions à tout prix fait quelque chose pour aider les festivals en cette année si particulière», explique Christophe Cornubert, cofondateur de la société qui par ces captations espère offrir à chacune de ces manifestations une caisse de résonance supplémentaire.

Dans ce contexte, le choix de Marie-Ange Nguci pour ouvrir la série revêt une symbolique toute particulière. D’une part parce que celle qui nous confiait-il y a deux ans avoir embrassé la musique dès sa prime enfance comme échappatoire à la période de troubles politiques qui ont suivi la guerre civile dans son pays est à elle seule un exemple de résilience par les arts. D’autre part parce qu’elle incarne, à 22 ans, le choix de la jeunesse et de la confiance dans l’avenir. Une remarquable aisance digitale. Une maturité dans l’interprétation qui ne cesse d’impressionner. Le tout doublé d’une insatiable curiosité pour tous les répertoires… Et tous les instruments. La musicienne franco albanaise polyglotte (elle parle couramment six langues différentes !) a presque autant de cordes à son arc interprétatif : piano ; mais aussi violoncelle, orgue, ondes Martenot et baguette de direction. On ne serait pas surpris de la voir un jour s’essayer à la composition.

Pour l’heure, c’est derrière le clavier d’un Steinway qu’on la retrouve, dans un programme qui est à lui seul la synthèse de son fulgurant parcours des dernières années. Après une Chaconne de Bach revue par Busoni (pièce emblématique de son premier album chez Mirare, En Miroirs), elle rendra hommage à un autre grand amoureux du Pays basque (Maurice Ravel, avec Une Barque sur l’océan). S’offrira, année anniversaire oblige, un détour chez Beethoven, compositeur fétiche de son professeur Nicholas Angelich, avec la Fantaisie en sol mineur opus 77. Puis terminera ce voyage en Saturnie avec la sonate n°6 de Prokofiev, dont l’écriture vive et colorée est un formidable révélateur de la palette sonore de Nguci.

Un concert plein de promesses, donc, à suivre ce soir à 18h30 en direct dans le cadre de la série #RestonsConnectésAuClassique. Avant de retrouver Les Ars Florissants de William Christie et Reinoud van Mechelen en direct du festival de Menton (le 8 août à 21h30), les solistes du festival de Prades (dont Jean Castex est familier) le 12 août à 19 heures, et Marie Perbost accompagnée par l’ensemble Il Caravaggio en direct du festival de Sablé le 29 août, à 20h30.

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