Dans le jardin des délices de Paul Haim


Une quarantaine de sculptures monumentales provenant de La Petite Escalère le long de l’Adour, près de Biarritz, sera mise en vente le 22 octobre par Christie’s à Paris.

La mosaïque paysage de Zao Wou-Ki (1984) longue de plus de 7 mètres, réalisée spécialement pour le jardin.
La mosaïque paysage de Zao Wou-Ki (1984) longue de plus de 7 mètres, réalisée spécialement pour le jardin. Christie’s

C’est un jardin secret où il faut aller à la rencontre des œuvres sur des chemins de traverse, les chercher dans les dédales d’une nature luxuriante, tomber sur elles par hasard au détour d’une bambouseraie, un potager ou un sous-bois. «L’important est d’être surpris de les croiser là où on ne les attend pas car La Petite Escalère n’a jamais eu vocation à devenir un parc de sculptures à l’image du domaine de Peyrassol, Château Lacoste ou la Fondation Maeght. Il n’y a ni socle pour les présenter, ni gazon tondu, explique Dominique Haim. Le parc ne s’impose pas uniquement par sa collection. Les sculptures n’en sont pas la priorité. Il n’y a pas seulement des noms connus. C’est un jardin avant tout.»

Dès que mon père installait une œuvre, sa femme, ma belle-mère plantait un buisson. Elle est décédée en 2020 et j’ai décidé alors d’arrêter ce jardin où la nature a repris ses droits

Dominique Haim, fille de Paul Haim

Après la mort de son père en 2006, cette héritière du marchand Paul Haim s’est évertuée à faire vivre ce lieu situé le long de l’Adour, à quelques encablures de Bayonne et de Biarritz. Avec les membres de l’Association des amis de La Petite Escalère créée en 2012, elle a maintenu à bout de bras

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