Jean Castex, un premier ministre passionné d’histoire et de la vie du rail


Traverser quelques ponts et dix-neuf tunnels. Ce n’est pas une métaphore de la vie qui attend Jean Castex à Matignon mais celle, quotidienne, du petit Train jaune de Cerdagne qui traverse les Pyrénées, de la cité médiévale de Villefranche-de-Conflent jusqu’à Latour-de-Carol, via Olette, Fontpédrouse – St Thomas les Bains, Mont-Louis-La Cabanasse, Font-Romeu et Bourg-Madame.

Le nouveau premier ministre connaît par cœur ce train, le premier à bénéficier d’un système de frein aérostatique. Il en est même le premier des défenseurs. En 2015, il s’est d’ailleurs opposé à sa privatisation.

Deux ans plus tard, Jean Castex a publié un ouvrage chez Talaia, maison d’édition basée à Canet-en-Roussillon, sur la ligne qui sera prolongée par ce tortillard aux couleurs sang et or de la Catalogne. Dans La ligne de chemin de fer de Perpignan à Villefranche-de-Conflent (Prélude de la ligne de Cerdagne), il replace ainsi ces 41 kilomètres de voie ferrée, construits après de nombreux atermoiements entre 1863 et 1877, dans un contexte national.

Une ligne qui passe par Prades dont le nouveau premier ministre est le maire depuis 2008 (il vient d’y être réélu dès le premier tour des municipales avec 75 % des voix).

Ce natif de Vic-Fezensac (dans le Gers), fils d’instituteur devenu énarque, a découvert cette région en 1970, à Valcebollère. Marié à une Catalane de Ria-Sirach, Jean Castex, père de quatre filles, au-delà de son mandat à Prades, est aussi président de la Communauté de Communes Conflent Canigó et conseiller départemental du canton des Pyrénées Catalanes.

Dans son livre, tome 7 d’une collection intitulée «Les carnets du Train jaune», il évoque ainsi la politique volontariste du Second Empire et de la IIIème République naissante en matière d’équipements ferroviaires. Et comment ladite politique a pu façonner le destin et la géographie des Pyrénées-Orientales.

«Passionné d’histoire, il consacre son temps de loisirs à lire et prend plaisir à partager ses connaissances lors de conférences qu’il propose bénévolement ou encore lors des Journées du Patrimoine où il met volontiers sa casquette de guide», peut-on lire à propos de Jean Castex sur le site de son éditeur.

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