Hollywood sans filtre


Warner met en salle cet été dix films antérieurs au code de moralité de 1934. Les femmes s’y conduisent avec une folle liberté.

Par Etienne Sorin

Ames libres avec Clark Gable et Norma Shearer (1931).
Ames libres avec Clark Gable et Norma Shearer (1931). Courtesy Everett Collection/Everett / Bridgeman images

Dans les années 1930, les femmes ont joué les premiers rôles à Hollywood. Metoo n’existait pas, les patrons des studios étaient des hommes mais les actrices étaient tout sauf des potiches. Pour s’en convaincre, il faut lire le passionnant ouvrage d’Antoine Sire, Hollywood, la cité des femmes (Institut Lumière/Actes Sud). Et (re)voir les dix films «pré-code» que Warner a la bonne idée de faire découvrir en salles cet été sous le titre Forbidden Hollywood.

L’appellation «pré-code» renvoie aux œuvres tournées avant l’instauration du code de moralité formalisé par William Hayes en 1934. Le catholique Hayes dresse une longue liste d’interdits: la nudité, les scènes de baiser prolongées, l’adultère, la religion, la drogue, l’alcool, les unions mixtes entre Noirs et Blancs, la violence, la misère, la danse, le jazz… Hollywood doit éviter toute scène susceptible d’«exciter le public».

Riche et puissante

Cette censure valable sur tout le territoire américain est créée à l’initiative des majors, jusqu’ici soumises aux

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