Christo meurt à 84 ans et signe la fin d’une aventure monumentale


DISPARITION – Ce transfuge d’une Bulgarie communiste vers l’Ouest a réussi, avec son art moderne, à imposer sa vision XXL qui mêle paysage, architecture, sculpture et rêve d’enfant. L’Arc de triomphe sera empaqueté cet automne, sans lui.

Christo, c’est l’objet industriel empaqueté - il détestait le mot emballé - qui devient une sculpture.
Christo, c’est l’objet industriel empaqueté – il détestait le mot emballé – qui devient une sculpture. NIKLAS HALLE’N/AFP

C’est par une photo de Christo en aventurier des villes que son compte Twitter officiel, ouvert en novembre 2011 et curieusement resté assez confidentiel, a annoncé son décès, ce dimanche 31 mai 2020. Chemise rayée de citadin new-yorkais aux poignets blancs, crinière léonine argentée coiffée par le vent, sur l’un des pontons orange de sa dernière grande installation The Floating Piers sur le lac d’Iseo en Italie, du 18 juin au 3 juillet 2016. Pour aussitôt enchaîner sur l’avenir. «Christo et Jeanne-Claude ont toujours été très clairs sur le fait que leurs œuvres en cours devaient être achevées après leurs morts. L’empaquetage de l’Arc de triomphe (Projet pour Paris, NDLR) est donc toujours sur la bonne voie».

Cette mort surprend Christo, 84 ans, dans son avènement parisien. Non seulement dans ce projet monumental rêvé en 1962 et déjà très avancé dans sa fabrication (la toile bleu azur dessous, argentée dessus, qui doit envelopper le monument est prête) . Mais aussi dans sa rétrospective

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