Quel avenir pour les grands Musées internationaux?


Les conséquences liées à la pandémie révèlent l’extrême fragilité des institutions phares et de leur modèle économique. Nous avons interrogé leurs directeurs

Fermé depuis le 13 mars 2020, le Metropolitan Museum of Art de New York, l’un des plus grands musées du monde, prévoit une réouverture mi-août.
Fermé depuis le 13 mars 2020, le Metropolitan Museum of Art de New York, l’un des plus grands musées du monde, prévoit une réouverture mi-août. Mike Segar/Crumpa

Le Conseil international des musées (Icom), qui a un œil sur les quelque 95.000 établissements dans le monde (+ 60% depuis 2012 jusqu’à ce la pandémie vitrifie cet essor) a tiré la sonnette d’alarme lundi dernier, à l’occasion de la Journée internationale des musées. «Ce domaine ne peut pas survivre par lui-même, sans le soutien des secteurs public et privé», a déclaré la présidente Suay Aksoy.

Même les grands, les mastodontes tel le Louvre qui a connu jusqu’à 20.000 visiteurs par jour? Eux sont les mieux adossés. Mais eux aussi, s’ils ne vont pas mourir, souffrent et vont continuer de souffrir. Face à l’adversité, des politiques s’esquissent au fur et à mesure que les petits musées, ceux «dont la fréquentation habituelle est essentiellement locale et dont la réouverture n’est pas susceptible de provoquer des déplacements significatifs de population» (décret no 2020-545 du 11 mai, art.8-3°), s’entrouvrent timidement.

Ancien président de l’Icom France, ex-patron du Musée de Normandie puis

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