Pourquoi il ne faut pas brûler Sade


Le marquis a su comme nul autre décrypter les passions humaines. Grâce à la fiction.

Dans une interview accordée à L’Express, le ministre de la Culture, Franck Riester, conclut ainsi : « Après tout, Sade est bien disponible dans nombre de bibliothèques… » Sous-entendrait-il que sa présence serait une anomalie ? Un danger ? Emprisonné environ vingt-sept ans sous tous les régimes (monarchie, république, consulat et empire), le marquis est indispensable pour comprendre les terribles passions humaines, tout en étant une boussole qui indique les chemins ardus de la liberté. 

« Pendant onze années de captivité, […] agonise un homme, naît un écrivain », constate Simone de Beauvoir (dans Faut-il brûler Sade ?). Si les fantasmes ont pris le pas sur la réalité, il faut tout de suite rappeler que Sade a été emprisonné pour blasphème et sodomie, et qu’il a sacrifié son corps (et ses plaisirs) à la littérature pour sauver sa peau. C’est l’écrivain Sade qui s’adresse à nous et non l’homme. Ainsi, l’oeuvre de Sade est à l’exact opposé du journal intime. Il est l’anti-Matzneff. 

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