Pourquoi l’Académie des César a décidéde se saborder


La démission du conseil d’administration de l’académie devrait permettre une refonte totale. L’occasion de tout remettre à plat.

Alain Terzian applaudit Robert Redford qui a reçu le César d’honneur lors de la cérémonie en 2019.
Alain Terzian applaudit Robert Redford qui a reçu le César d’honneur lors de la cérémonie en 2019. Berzane-Marechal-Niviere/ABACA

Jusqu’au bout Alain Terzian, le président des César, a cru pouvoir rester. La pression est devenue intenable. Après cinq semaines d’échanges publics cinglants et de petites phrases assassines sur les réseaux sociaux, une pétition signée il y a soixante-douze heures par 400 personnalités du 7e art français, dont Marina Foïs, Léa Seydoux, Jacques Audiard, Cédric Klapisch, Éric Toledano et Olivier Nakache, montrait l’évidence: la profession unie et unanime rejetait complètement les administrateurs et le président des César. L’opacité sur les collèges de votants, sur les deux conseils d’administration, sur les comptes, l’âge canonique des administrateurs à vie, l’absence de parité, l’absence de diversité… La liste des griefs sur les dysfonctionnements de l’académie est longue. La fin de l’empire Terzian était une chronique annoncée.

Vis-à-vis de Canal + qui finance et diffuse la cérémonie et des sponsors comme Chanel, BNP Paribas et du groupe Barrière propriétaire du Fouquet’s, la fin de la

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