vers la fin de l’empire Terzian


ENQUÊTE – Opacité, absence de parité, administrateurs inamovibles depuis 46 ans… À un mois de la cérémonie, une partie du cinéma français remet en cause le fonctionnement de cette institution présidée par Alain Terzian.

Alain Terzian au Petit Palais, à Paris, pendant le «Dîner des révélations», le 13 janvier.
Alain Terzian au Petit Palais, à Paris, pendant le «Dîner des révélations», le 13 janvier. François Durand/Getty Images/AFP

Il est dix heures, ce 18 décembre 2003. D’un pas énergique, Gilles Jacob foule le tapis rouge devant le Park Hyatt à Paris suivi par Danièle Thompson et Jean-Loup Dabadie. Un brouhaha s’échappe d’un salon au sous-sol. Claude Berri discute avec Costa-Gavras. Le conseil d’administration des César se réunit pour la première fois depuis la mort de son président. Le 11 février, à 61 ans, Daniel Toscan du Plantier a été foudroyé par une crise cardiaque. Isabelle Huppert, pressentie, décline. Les têtes se tournent vers Régis Wargnier oscarisé pour Indochine. Pas envie non plus. Gilles Jacob avec l’autorité qu’on sait, tranche: «Les comptes sont en mauvais état. Il nous faut quelqu’un qui sache négocier des contrats. Je propose Alain Terzian.» À 53 ans, s’il n’est pas le plus consensuel, le producteur des Visiteurs est au sommet de sa carrière. «Je suis ressorti du Park Hyatt comme président des César, ce n’était pas prévu, se souvient l’intéressé. C’était beaucoup d’émotion. Daniel Toscan du

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