Le futur TGV britannique, plus gros chantier d’Europe

Boris Johnson donne le coup d’envoi de HS2, la ligne à grande vitesse qui reliera Londres au nord de l’Angleterre. Un projet contesté à plus de 100 milliards d’euros.

Mardi, à Birmingham, Boris Johnson visite un chantier qui devrait accueillir le tracé du train à grande vitesse HS2.
Mardi, à Birmingham, Boris Johnson visite un chantier qui devrait accueillir le tracé du train à grande vitesse HS2. EDDIE KEOGH/REUTERS

C’était une des décisions les plus attendues de l’après-Brexit. Boris Johnson a donné mardi son feu vert au projet controversé de ligne de train à grande vitesse HS2 (High Speed 2), mettant fin à plusieurs mois d’incertitudes. Ce chantier ferroviaire gigantesque – le plus important d’Europe aujourd’hui – doit désenclaver les régions du centre et du nord de l’Angleterre, desservies par des lignes saturées et datant souvent de l’époque victorienne. Il s’agira seulement de la deuxième ligne à grande vitesse britannique, après HS1, empruntée au sud par l’Eurostar. Mais le projet HS2 est aussi coûteux économiquement que sensible politiquement.

Le gouvernement a donné son accord à la première phase, qui doit relier Londres à Birmingham et pourrait ne pas être opérationnelle avant 2031. Avec 14 trains de 1100 places par heure, on pourra voyager de la gare londonienne de Euston à la grande ville des Midlands en 50 minutes, contre une heure et demie aujourd’hui.

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